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Culture
Un spectacle vivant sans éclat de voix, Paroles de lavandières d’autrefois


image003Nous entrons à l’intérieur du lavoir,
Des bancs sont installés face aux colonnes de pierre,
En l’espace d’un éclair, ils sont tous occupés,
Mais quelqu’un attire notre curiosité ?
Nonchalamment assise sur la pierre lisse du lavoir,
Une jeune fille de blanc vêtue caresse doucement     
L’eau du bassin, je lui attribue une attitude de penseuse,
Elle ne voit rien autour d’elle, rêveuse elle est loin….

Monsieur le Maire et Monsieur le Directeur du Nouveau Relax
Nous accueillent, font les présentations d’usage,
Et le spectacle commence sans aucun bruit.
Cette jeune fille nous impressionne, quel est son rôle ?

Soudain, elle se lève et s’exprime par le geste,
Un art bien difficile et sa façon très poétique
N’a pas fini de nous surprendre, alliant la grâce
Et la sveltesse, ce qui nous rend perplexes.
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Elle fait parler son corps, à nous de comprendre,
Elle joue la muette dans cet endroit autrefois si causant.
Il n’est pas facile de lire le passé dans la pensée,
Ce passé qui laisse des traces au fil du temps.

Ce passé, qui n’a pas été vécu, mais étudié,
De l’exprimer avec spontanéité par la gestuelle.
L’eau du lavoir, source intarissable coule toujours,
Les lavandières ne sont plus, mais leur souvenir reste.

Vient se joindre à elle une autre chorégraphe,
Au milieu des linges blancs, dans ce lieu de vie,
Elles vont virevolter, elles vont lessiver, presser le linge,
Sans rien dire, avec souplesse et adresse.

Elles vont mettre le drap à sécher,
Imaginons sur pré comme dans les temps reculés,
Que veut dire tout ce linge brassé, entassé, lavé ?
Il représente le travail, un honorable travail.
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De ces dames d’antan venues par tous les temps,
Lessiver, lessiver sans jamais s’arrêter,  
Leurs mains portaient les stigmates du labeur :
Gerçures, brûlures, rhumatismes, rougeurs.

D’un tas de linge blanc au fond du lavoir,
Une jeune fille en sort et confectionne pour nous
Un vêtement d’apparat, pour moi, il représente
Ce que les Romains portaient dans la haute société.

Ces dames épuisées par leurs efforts extrêmes,
Tombent la tête dans l’eau, c’est impressionnant.
Tout cela dans le calme du lieu,
Mais au fond, faisant rompre le silence,

Une douce voix chante :
Au clair de la lune,
Près de la source brune,
Au clair de la lune,
image006Femmes qui lavez,
Pâles lavandières,
Dites-moi votre nom,
Pauvres mamans ténébreuses.

Quarante cinq minutes ovationnées par le public,
Le mot lavé a plus d’un sens,
On dit : Lavé d’un soupçon,
Laver un napperon,
Laver, c’est la propreté,
Elles l’ont bien montré,
Ces dames du temps passé.

Photos prises par Richard PELLETIER de Chaumont


Peut-être mon ressenti pour ces moments n’est pas le même pour d’autres présents dans ce lavoir,
chacun interprète à sa façon la chorégraphie de ces jeunes filles pleines de talent.

Du classique dans notre monde rural.

Josette Ferrero
 
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